UN PROJET SCOLAIRE CONTREVERSE A GENOUILLY EN 1888  

 

UN PROJET SCOLAIRE  PENDANT LA « CRISE BOULANGISTE » A GENOUILLY EN 1888

 

 

L’échec porté en 1888 au projet de construction d’une mairie-école à Genouilly apparaît, au regard des documents, révélateur de la crise politique qu’il est convenu d’appeler « crise boulangiste ». Deux fonds d’archives s’en font l’écho : le dossier communal (série O) des Archives départementales et le fonds privé des archives de l’architecte François Dulac, maire de Savianges, conseiller général de Buxy et sénateur de Saône-et-Loire sous la IIIe République. Certes anecdotique, cette querelle de village n’en est pas moins un symptôme du climat de division qui agite la classe politique et l’opinion à cette époque.

 

 

A. INTRODUCTION

 

1. Le contexte politique en France

 

Les élections de 1885 ont affaibli les républicains modérés (dits « opportunistes ») au pouvoir, dont Gambetta et Ferry sont les figures emblématiques, à la fois par une poussée des conservateurs effrayés de la politique scolaire audacieuse de la République, et par une percée des radicaux impatients de mettre en œuvre des réformes plus hardies. L’instabilité gouvernementale qui découle d’alliances « impossibles » indispose l’opinion, terreau favorable à la montée d’un courant populiste, le « boulangisme », mouvement complexe et hétéroclite. Le général Boulanger, éphémère et populaire ministre de la guerre (1886) profite de sa mise à la retraite forcée (1888) pour prendre la tête d’une étrange coalition de royalistes et de bonapartistes affaiblis, de patriotes qui voient en lui le « général Revanche », de radicaux dissidents qui veulent réviser la Constitution, enfin de certains courants d’extrême-gauche (blanquistes). Soutenu dans les campagnes par les paysans conservateurs et dans les villes par les ouvriers socialistes, Boulanger parvient à se faire élire en province d’abord, puis à Paris. Démissionnaire aussitôt élu, poussé au Coup d’Etat qu’il n’ose pas, enfin menacé par un procès pour atteinte à la sûreté de l’Etat, il perd rapidement tout prestige après sa fuite à l’étranger, où il finit par se suicider à l’issue d’intrigues sentimentales.

 

2. La situation politique locale

 

Genouilly est une commune de la vallée de la Guye et du canton de Mont-Saint-Vincent qui compte environ 750 habitants en 1880. Comme beaucoup de communes rurales de la région, Genouilly subit de plein fouet la crise du phylloxéra et la dépression économique qui voit la baisse des prix agricoles. Le plan Freycinet en faveur des travaux publics se traduit ici par l’arrivée du chemin de fer en 1889 (ligne Montchanin-Saint-Gengoux).

La loi municipale de 1882 met en place l’élection des maires, auparavant nommés par le préfet, tandis que celle de 1884 définit leurs pouvoirs. Les élections municipales du 6 mai 1888 voient à Genouilly le renouvellement d’une partie du conseil (7 nouveaux membres), et lors de l’installation de ce dernier le 20 mai, le maire sortant Maillot est réélu avec difficulté, au troisième tour de scrutin, avec le soutien de seulement 5 voix.

 

3. L’architecte François Dulac (1834-1901)

 

Descendant d’une famille de notables de la région, châtelain de Savianges, village situé à 4 km de Genouilly et dont il est maire depuis 1870, F. Dulac mène parallèlement une carrière politique qui le voit successivement conseiller général de Buxy (1871), vice-président du Conseil général, puis sénateur (1892), et une activité féconde d’architecte qui le conduit notamment à construire 37 écoles ou mairies dans le département. Ses réalisations, parmi lesquelles figure l’école de la rue Jean Jaurès à Montceau-les-Mines (siège du musée La Maison d’Ecole), très influencées par les principes de Viollet-le-Duc, sont aisément identifiables : appareil de pierre très soigné, style néo-gothique, arcades. Il siège en outre au Conseil des Bâtiments civils (1889-1895) et préside l’Union agricole et viticole de Chalon (1887-1901).

Par son engagement politique, Dulac adhère à l’idéologie rationaliste républicaine : c’est par la raison, donc par l’instruction que l’on assoira durablement la République. Par sa profession, l’architecte contribue à réaliser l’ambitieux programme de constructions scolaires encouragé par la loi du 1er juillet 1878, qui réserve d’importants fonds publics pour doter les communes de maisons d’écoles, devenues un symbole fort de l’idéal républicain. D’abord cantonné à la région de Buxy, le rayon d’action de Dulac s’élargit, d’abord grâce à sa réputation professionnelle, puis par ses relations. La construction de l’école est souvent au cœur des politiques locales et devient parfois un véritable enjeu électoral. Bien que l’intégrité morale de Dulac, qui agit toujours dans l’intérêt des communes et le respect des procédures, ne puisse être mise en doute, l’étude des archives au cas par cas montre que plusieurs de ses projets sont engagés - ou se voient contestés - pour des raisons politiques (Genouilly, Joncy, Ecuisses, Montceau, Tramayes).

 

 

B. PROJETS ET REALISATIONS SCOLAIRES  A GENOUILLY

 

1. Projet d’aménagement de la mairie-école de garçons (actuelle école élémentaire)

 

Dulac intervient dès 1877 à Genouilly, chargé par une délibération du conseil municipal (21 janvier), de rédiger un projet de réparation et d’aménagement de la maison d’école de garçons et de la mairie. Le rapport descriptif de Dulac précise l’état des immeubles situés à l’ouest de l’église, où la voie publique sert de cour.

« La maison d’école de Genouilly n’a pas été construite pour sa destination actuelle ; elle est composée de deux maisons accolées d’inégales grandeurs et hauteurs. […] Si la commune était riche, si elle n’avait pas encore une école de filles à établir, nous proposerions de reconstruire complètement cette école mairie très mal située, mal distribuée. […] Mais dans la situation où se trouvent les finances de la commune il est indispensable de tirer parti de la façon la plus économique possible de tout ce qui existe. »

Dulac propose en conséquence d’établir la classe dans deux pièces affectées à la mairie et à la cuisine, en supprimant la cloison et en perçant deux baies ; l’ancienne classe sera convertie en cuisine pour le logement réparti sur les deux niveaux ; enfin la mairie occupera un local en appentis vers l’ouest. Le devis porterait les travaux à 4923,79 F.

Le projet ne fut pas mis à exécution, car la municipalité, pressée par l’Administration d’établir une école de filles convenable, donna la priorité à ce nouveau projet.

 

2. Acquisition d’un immeuble et construction d’une salle de classe (actuelle école maternelle).

 

En 1866 la municipalité repousse l’installation d’une école communale de filles « attendu que l’existence d’une école libre rend moins urgente la construction dont il s’agit. » (Délibération du 11.02.1866). Toutefois, la loi Duruy (1867) imposant d’établir ce type d’école dans les communes de 500 habitants au moins, l’école de filles avait dû être ouverte dans un local loué à un particulier (il y a 84 filles d’âge scolaire en 1879). De nouveau sollicité, Dulac précise dans son rapport de 1877 que cette école est « complètement insuffisante » et « n’offre aucune des dispositions indispensables à une école »

« Le conseil municipal a proposé pour l’établissement de cette école l’achat d’une ancienne maison de cultivateur. […] Les constructions existantes ne nous ont paru susceptibles d’être utilisées que pour le logement de l’institutrice. […] La salle de classe doit faire l’objet d’une construction complètement neuve. […] Elle empruntera le pignon nord de l’ancienne maison avec laquelle elle sera mise en communication directe. »

« Il eût mieux valu, nous en avons la certitude, élever une construction complètement neuve sur un terrain plus restreint et moins coûteux ; l’ensemble de la maison d’école eût été plus solide et mieux agencé et la dépense ne serait pas notablement supérieure. »

L’acquisition de l’immeuble Baudot-Delavigne (5 000 F) est engagée par délibération du 20 mai 1877, et le projet de construction est successivement approuvé par le conseil municipal (9.12.1877), le Conseil des Bâtiments civils (1.07.1878) et le ministère (21.03.1879). Le financement est couvert par un emprunt trentenaire de 3 000 F, remboursable sur le produit d’une imposition extraordinaire de 2 centimes additionnels de même durée, auquel s’ajoute une subvention de l’Etat de 4 500 F. Les travaux sont adjugés le 9 décembre 1879 à l’entrepreneur Claude Giroux, de Genouilly, selon un marché de 8 799 F avec un rabais de 5% sur le devis. La réception définitive est effectuée le 16 novembre 1881 et le décompte des travaux s’élève à 11 416 F. L’augmentation des dépenses est en partie justifiée par des travaux imprévus, notamment le mauvais état des toitures de l’immeuble acquis.

Notons dès maintenant  que l’ensemble de la réalisation, comme l’avait pressenti Dulac, ne fait pas l’unanimité, ainsi que le montre ce jugement d’une fraction de la municipalité opposée à une nouvelle intervention de Dulac en 1888, comme on le verra :

« La construction de l’école de filles est un ouvrage malheureux ; il est incommode et disgracieux ; il est inachevé et cependant la dépense déjà faite, excède, dit-on, du double le devis de l’architecte. »

Motivé par la partialité, et exagéré quant à l’estimation de la dépense, cet avis n’en traduit pas moins l’impression curieuse que laisse cet édifice qui n’est certes pas l’œuvre la plus admirable de Dulac : atypique, il insère aujourd’hui le corps de bâtiment conçu par l’architecte de Savianges, entre le vieil immeuble rural acquis et la nouvelle salle de l’école maternelle ; ses éléments les plus distinctifs résident dans les baies à meneaux dont les linteaux reposent sur de curieux chapiteaux triangulaires, et dans les rampants de pignons, constitués de dalles à crochets emboîtées, habituels chez Dulac.

 

 

 

3. Projet de construction d’une école de garçons avec mairie

 

Dans son rapport du 4 avril 1877, le Conseil des Bâtiments civils, chargé d’examiner le projet de réaménagement de la mairie-école de garçons dressé par Dulac, avait émis l’avis selon lequel « il conviendra également de faire connaître si la commune possède un emplacement sur lequel pourrait être élevée une maison d’école neuve et quelle en serait la dépense approximative. »

D’expérience, cette instance savait que les transformations d’immeubles anciens en écoles étaient aussi coûteuses que les constructions neuves, pour une installation qui ne donnait souvent pas toujours satisfaction. A Genouilly, la réalisation de l’école de filles n’incitait d’ailleurs guère à renouveler un tel projet pour l’école de garçons.

Dès 1882, la municipalité se préoccupe de l’acquisition d’un terrain, suite à une délibération du 19 février. L’Enquête publique datée du 18 juin 1883 n’ayant donné lieu à aucune objection de la part des habitants, une promesse de vente, assortie d’une menace d’expropriation pour raison d’utilité publique, est signée le 18 février 1883 avec M. Commerson. Il s’agit d’un pré de 23 ares situé au lieudit « le Paradis » (section B, parcelle 201 du plan cadastral) estimé à 200 F/are ; ce terrain bénéficie d’une ouverture sur le chemin n° 59 de Chalon à Charolles, au centre même du bourg [Voir le plan dressé par l’instituteur en 1888].

L’élection d’une nouvelle municipalité en 1886, divisée au sujet de la construction d’une mairie-école neuve, diffère le projet. Il faut donc attendre 1888 pour qu’un projet de construction soit présenté par Dulac, une nouvelle fois sollicité. Dans son rapport daté du 30 janvier, il souligne que « l’Administration a menacé plusieurs fois la commune de fermer l’ancienne école si une construction neuve n’était pas engagée. » Le programme dicté par la municipalité appelle « une construction simple mais très solide et durable […] et donnant exactement satisfaction à tous les règlements de construction scolaire. » ; la façade doit être parallèle à la route et la dépense ne doit pas impérativement dépasser 34 000 F.

 

         Projet n° 1 d’école de garçons avec mairie. Dessin de l’arch. Dulac,

1888.  [Archives privées : fonds Dulac]

 

Le projet, dont le devis s’élève à 33 800 F est approuvé par le conseil municipal le 5 février 1888 en ces termes : « Le règlement ministériel […] est partout respecté. La construction est très simple et ne comporte aucun objet inutile. L’architecte avait prévu des toits terminés par des pignons par raison d’économie. Le conseil a demandé un toit couvert en pavillon. Le projet définitif donne satisfaction au conseil ; le corps de logis central conserve seul un pignon jouant le rôle de fronton. » Ce projet, dont le financement doit être couvert par un nouvel emprunt et une subvention de l’Etat, sera successivement approuvé par le Conseil Départemental de l’Enseignement Primaire, instance académique (31.05.1888) et par le Conseil des Bâtiments civils (4.06.1888).

Toutefois, la marche apparemment régulière du dossier cache une réalité plus complexe, car le projet suscite de vives réactions dans la commune, notamment au moment des élections municipales du 6 mai 1888.

 

 

C.  LA POLITISATION DU PROJET SCOLAIRE

 

1. Dissensions municipales

 

Rétrospectivement, un courrier du sous-préfet de Chalon adressé au préfet le 7 juillet 1888 résume la situation créée par le projet de construction de la mairie-école.

[N.D.T. C’est nous qui soulignons les passages-clés]

« Il y a deux ans, le conseil étant divisé sur cette question, une partie des membres démissionna ; plus tard les partisans du maire donnèrent également leur démission. Le maire fut réélu et une partie des protestations échoua.

Les élections du 6 mai [1888] eurent lieu sur cette question. Le maire fut de nouveau élu. La majorité des habitants paraît donc favorable au projet.

L’adjoint nouvellement élu fait de l’opposition au projet qu’il trouve trop coûteux, et préfère une réparation [de l’ancien bâtiment] à la construction neuve. L’affaire étant revenue au conseil le mois dernier [juin], une vive discussion s’éleva à la fin de laquelle le maire leva la séance.

L’adjoint continua la séance sous sa présidence et prit une délibération illégale. Cette délibération n’a jamais été adressée à l’administration.

A la suite de ces incidents j’ai fait connaître […] au maire et à l’adjoint que le projet avait été approuvé par le conseil des Bâtiments civils le 4 juin et qu’il allait être transmis au ministère.

Actuellement, le maire et les protestataires sont fondés à croire que le dossier est à Paris. Si cette affaire revient devant le conseil une crise municipale surviendra fatalement, le maire n’aura plus la majorité aux élections parce que l’adjoint, unissant les voix des partisans du projet de réparation à celles des réactionnaires, sera élu maire.

Comme conséquence, nous perdrons la majorité républicaine au conseil municipal et non seulement on ne fera pas la construction neuve, mais on ajournera la réparation des locaux dont la possibilité n’est pas démontrée par ailleurs.

Par ces motifs, je suis d’avis d’adresser immédiatement le dossier au ministère conformément à ce qui a été annoncé au maire et à l’adjoint. Les faits accomplis seront certainement acceptés sans résistance. »

En résumé, l’Administration tente de passer en force, par crainte de voir basculer une municipalité républicaine. Toutefois, ce rapport administratif ne traduit qu’imparfaitement le climat délétère qui règne alors à Genouilly.

 

2. Un climat délétère.

 

Le 21 février 1888, le maire alerte Dulac [N.D.T. L’orthographe d’origine est conservée] :

 « Activé je vous prie la construction de notre maison d’école, une pétition circule dans toutes les maisons de la commune contre notre projet. Je ne connais pas le contenu. Je sai seulement que les pétitionnaires demande la restoration de celle actuelle. »

Dans la suite de la lettre, le maire interprète cette initiative comme une manœuvre pré-électorale d’une part, et une démarche dirigée contre l’architecte d’autre part. Les archives nous livrent aujourd’hui le contenu exact de la pétition adressée au préfet, datée du 19 février, et qui ne vise en fait que le choix de l’emplacement.

« Celui de la maison actuelle de l’école paraît aux soussignés bien préférable à celui adopté par le conseil municipal.[…] Il est au milieu des auberges, des maisons de commerce et à côté du champ de foire ; et les matériaux de la mairie actuelle étant très bons seraient utilisés et leur valeur diminuerait d’autant la dépense. »

Le 22 février 1888, Dulac reçoit de la part d’un conseiller municipal des informations complémentaires :

« Les réactionnaires […] font signer une pétition. […] Cette pétition trouve beaucoup de signataires, et ce qu’il y a de surprenant c’est que tous les anciens conseillers qui ont été évincés aux élections de 1886 qui ont signé pour l’acquisition  du terrain […] ont également signé cette pétition en déclarant que ce terrain ne convenait pas. Il y en a même deux qui ont signé l’acte d’acquisition et qui aujourd’hui déclarent que le terrain n’est pas convenable. […] Il est bien possible que si l’adjudication n’est pas faite avant les élections municipales, ces messieurs de la réaction pourraient bien obtenir gain de cause. Le nombre de signataires dépasse la moitié du nombre des électeurs.»

 

3. La mise en cause de l’architecte.

 

La première séance du conseil municipal élu en mai 1888 se réunit le 3 juin suivant selon les conditions exposées par le sous-préfet [voir supra]. La délibération prise sous la présidence de l’adjoint et après le retrait du maire, apparaît surtout comme une mise en cause personnelle de Dulac, après un constat peu flatteur concernant l’école de filles, comme on l’a rapporté plus haut.

« Ce précédent et d’autres exemples ont inquiété la commune […] autant sur le choix de l’architecte que sur celui de l’emplacement. Cette inquiétude a été portée à un autre architecte qui s’est engagé à faire mieux et à meilleur marché. […] Si comme on est autorisé à l’espérer la modification demandée […] procure une économie sur le crédit voté et la subvention, ce sera bien heureux ; il y a bien des besoins à satisfaire qui en réclament le bénéfice notamment l’achèvement de l’école de filles dont la cour et l’entrée procurent une triste impression. 

En conséquence, il est décidé

1° de nommer M. Sire, de Saint-Gengoux, comme architecte

2° de faire réparer l’école de garçons. »

Cette délibération, non transmise à l’Administration comme on l’a noté, est signée par 7 conseillers ; il est indiqué que 3 conseillers ont protesté en marge.

Le 13 juin, le journal Le Progrès fait écho à cette mémorable séance :

« M. le Maire n’ayant pas voulu prendre part à la discussion, s’est retiré ; l’adjoint a pris alors la présidence du conseil. Les dix membres, après discussion, ont voté pour la construction de la maison d’école et le choix de l’architecte. Mais quelques jours après, trois des membres présents à cette séance sont allés à la mairie, ont biffé leurs signatures, et ont voté contre la délibération prise précédemment. Ces messieurs avaient-ils le droit d’agir ainsi ? demande un conseiller. »

Quelques jours plus tard (22.06.1888), un courrier adressé par l’adjoint au préfet « au nom de la majorité du conseil de Genouilly et de la majorité de la commune » apporte certaines précisions : 7 voix se sont portées sur le nom de l’architecte Sire ; 1 voix sur celui de Dulac ; il y eut 2 votes blancs. Puis l’adjoint met en avant la situation économique de la commune «  qui perd ses vignes » et où « le commerce décroisse de jour en jour ».

En conclusion [N.D.T. L’orthographe d’origine est conservée] :

« Au nom de tous les habitants sérieux et ayant souci de leurs affaires […] nous prions M. le Préfet de bien vouloir arretez la marche de la construction neuve et nous laissés réparer notre ancienne qui nous couteras que dix ou douze mille francs. »

 

    Etat de la mairie-école de garçons avant 1890. Dessin de l’arch.

Sire, s.d. [Archives privées : fonds Dulac]

 

                    

     Ancienne mairie-école de garçons (actuelle école élémentaire) 

 

Une nouvelle délibération, datée du 1er août 1888, confirme les résolutions précédentes, notamment le refus de faire appel à Dulac ; elle légalise celle du 3 juin, le maire ayant cette fois officiellement délégué ses pouvoirs à l’adjoint entouré de 6 conseillers.

Mais le 7 août, le maire adresse une longue lettre au préfet. La première partie revient sur les circonstances politiques :

«  Aux dernières élections, le conseil républicain sortant a été combattu par des intransigeants mécontents, alliés aux réactionnaires du temps de l’Empire. […] Le mot d’ordre de la coalition intransigeante et réactionnaire était de combattre et de détruire tout ce qu’avait fait l’ancien conseil municipal et de redonner aux vieux hommes de l’Empire l’influence néfaste que huit ans d’administration républicaine leur avaient fait perdre.

Le nouveau conseil […] donne congé à l’architecte de la commune, M. Dulac parce qu’il est républicain et propose de le remplacer par l’architecte des communautés religieuses, de celle de Rimont en particulier, et des cures de toute la région. »

La seconde partie est un réquisitoire contre le projet, par la majorité dissidente du conseil, de réparer l’ancien bâtiment ou de le reconstruire à cet emplacement :

«  La maison d’école actuelle est dans un état déplorable de ruine. […] L’emplacement est aussi mauvais que possible, aussi bien par sa configuration que par son orientation. Il est dominé sur trois de ses faces par des propriétés privées. La seule face libre […] est en bordure d’un chemin étroit qui confine à l’entrée de l’église et qui reçoit la bifurcation de chemins très fréquentés. […] L’école est sous la surveillance incessante du curé par sa situation […] et les enfants sont exposés aux heures d’entrée et de sortie de l’école, à se heurter à tout le bétail de la commune qui suit exclusivement ce chemin pour se rendre à l’abreuvoir. […] Cette maison n’a qu’une faible valeur mais elle est, par sa situation, toute indiquée pour servir de presbytère. Il entrait dans le propos de l’ancien conseil municipal de l’utiliser à cet usage. » [N.D.T. Le presbytère est alors installé dans une maison louée par la commune à un particulier]

Le maire rappelle les procédures déjà engagées : acquisition du terrain, dossier transmis au ministère.

«  En dernier lieu nous ferions une saleté à M. Dulac qui a constamment soutenu depuis 17 ans dans une circonscription différente [Buxy] les intérêts de la commune de Genouilly comme si elle avait appartenu au même canton. »

La lettre s’achève enfin par une belle envolée :

«  Si l’avenir de notre école ne risquait pas d’être compromis, si les intérêts seuls de la commune étaient en jeu, j’eusse laisser passer la délibération qui nous occupe sans protester […] mais un intérêt plus haut et plus grand, celui de la cause sacrée de l’instruction du peuple, me fait un devoir strict […] d’en appeler au gouvernement qui doit avoir le dernier mot dans toutes les affaires de cette nature. »

Nous croyons pouvoir affirmer que cette lettre, écrite de la main du maire, a été rédigée par Dulac lui-même : un brouillon de l’architecte, très raturé, présente un texte identique, à quelques mots près. Certaines personnes ont-elles eu connaissance ou ont-elles eu le pressentiment de ce fait à l’époque ? On pourrait le croire en lisant  les lettres d’invectives adressées à Dulac par l’un des conseillers, concurrent au poste de maire lors de l’installation difficile du conseil, et qui reprochent à l’architecte de s’être politiquement immiscé dans les affaires de la commune. Sans détailler les ragots accumulés dans ces lettres, il semble que l’assimilation des opposants à des réactionnaires, ait particulièrement ulcéré leur auteur qui se prétend « honnête républicain ». D’un naturel patient, Dulac répondit par des lettres qui se voulaient surtout conciliantes et n’entraient pas dans le jeu de la polémique stérile:

«  Je ne désire que la concorde et la paix et je souhaite vivement que les républicains se donnent la main et ne se divisent pas pour faire le jeu de la réaction qui nous menace de plus en plus. »

 

4. L’échec du projet scolaire

 

Après la délibération du 7 août 1888, l’Administration ne pouvait plus passer outre la ferme volonté de la majorité municipale dans la remise en question du  projet de construction neuve, d’autant que l’affaire était déjà remontée au ministère par l’intermédiaire du député Charles Boysset, représentant la 2e circonscription de Chalon (dont dépend le canton de Mont-Saint-Vincent), et chef de file radical du département.

Le 10 août 1888, Ferdinand Buisson, directeur de l’Enseignement primaire au ministère écrit au préfet :

« M. Boysset, député, m’a transmis une nouvelle protestation contre le choix fait par l’ancien conseil municipal de Genouilly d’un emplacement pour l’école de garçons de la commune. La protestation a été signée par huit membres du conseil municipal. […] Je crois devoir, malgré votre rapport du 13 juillet courant, appeler votre attention sur cette affaire. Le projet de construction n’a pas été encore approuvé […], il n’y a donc pas de situation acquise. Il me semble, dès lors, que l’opposition du conseil municipal doit être prise en considération. »

Nouvelle observation du ministère le 4 octobre adressée au préfet :

« Vous paraissez craindre qu’un ajournement n’entraîne la nécessité de recourir à une imposition d’office. Mais il semble que le conseil municipal proteste contre le choix de l’emplacement de l’école et non contre l’installation même. »

Enfin, ne pouvant apparemment obtenir de la préfecture une médiation efficace, le ministère se résout à missionner un architecte « officiel », Félix Narjoux, pour examiner la situation sur place. D’origine chalonnaise, fils de Lazare Narjoux, auteur de nombreuses mairies, écoles et églises de la région, F. Narjoux n’arrive pas en terrain inconnu. Architecte de la Ville de Paris, il s’est fait remarquer comme auteur de nombreux ouvrages sur l’architecture publique ; artisan du règlement des constructions scolaires de 1880, c’est un technicien en charge du service chargé d’examiner les projets scolaires soumis à l’examen du ministère de l’Instruction publique. Jules Ferry ne laissait rien au hasard : pour parvenir à imposer l’obligation scolaire, il fallait non seulement assurer la gratuité, mais prévoir des locaux adaptés pour un afflux d’effectifs, et convaincre les familles que les enfants ne seraient pas entassés dans des taudis. 

La visite à Genouilly de F. Narjoux début décembre 1888 se déroule en présence du sous-préfet de Chalon, de l’inspecteur primaire, du maire et d’une partie des conseillers municipaux, des architectes Sire et Dulac. A son retour, Narjoux transmet un rapport au ministre Lockroy  qui en fait part au préfet le 7 décembre :

« Il résulte de ce document qu’il y a avantage pour la commune de Genouilly 1° A renoncer à la construction d’une école neuve sur l’emplacement proposé et à rétrocéder le terrain acquis à cet effet. 2° A réparer et améliorer l’école actuelle en réunissant la mairie aux pièces du logement […] pour en faire la classe et le vestiaire, en plaçant la mairie à la place de la classe actuelle et en reportant tout le logement à l’étage. 3° A compléter l’installation de l’école de filles par l’amélioration des abords, en y créant une classe enfantine et en augmentant le logement par la mise en état des locaux du rez-de-chaussée. La dépense à prévoir […] est évaluée à 20 000 F. »

 

5. Retour au terrain politique

 

Pendant le déroulement des évènements, Dulac, en retrait de la commune, ne reste pas inactif. Notons d’abord que cette même année 1888, il dirige la construction de la mairie-école dans la commune voisine de Collonge-en-Charolais : le conseil est resté inflexible sur la limitation de la dépense et le chantier s’y déroule apparemment sans problème.

A une date indéterminée (la minute conservée n’en comporte pas), sans doute courant novembre, Dulac envoie un courrier au député Boysset, à qui il demande de rendre compte de son intervention dans l’affaire de Genouilly, de façon polie mais à peine voilée :

« Une pétition adressée  par 7 conseillers a été accueillie par le ministère qui envoie à Genouilly un architecte de Paris. La réaction triomphe et a l’audace de dire que grâce à votre appui elle aura gain de cause partout.

Si je ne voyais là qu’une querelle locale je m’abstiendrais de vous en entretenir mais c’est une manœuvre électorale dirigée contre nous. […] La réaction triomphe, elle affirme son pouvoir et aux élections la commune de Genouilly sera perdue pour nous.

Il serait bien d’avoir votre avis sur la conduite à tenir dès aujourd’hui et avant les élections prochaines. Nous avons grand besoin des avis de nos maîtres dans la crise de désordre que nous traversons. »

Dulac se garde bien d’avouer à Boysset ce qu’il ne cache pas dans un autre courrier : l’intervention du député « a produit dans le pays le plus détestable effet et a failli nous aliéner les républicains raisonnables. »

La réponse de Boysset, datée du 4 décembre, paraît un peu embarrassée. Il reconnaît qu’il est intervenu dans cette affaire sur l’insistance d’un interlocuteur «  se disant républicain radical contre lequel je n’avais évidemment aucun motif de défiance, ne le connaissant pas. […] C’est au préfet encore une fois, à en connaître et à réduire à néant les manœuvres dont vous me parlez et dont je ne puis, quant à moi, me rendre compte. »

Le brouillon d’une lettre de Dulac, adressée au sous-préfet le lendemain de l’expertise par Narjoux, illustre bien la portée politique et personnelle que l’architecte mis à l’écart donne à cette affaire :

« Le rapport de M. Narjoux sera ce qu’il vous a dit. Il propose une combinaison bizarre absolument défavorable aux intérêts scolaires qui ne satisfera personne mais qui assurera le triomphe complet de nos adversaires. […] Les conclusions de M. Narjoux tendent à approuver un emplacement, des reconstructions […] qui ont été repoussées constamment par le Conseil des Bâtiments civils, par le service de l’Inspection académique et par l’Administration.

Retenu par la part que j’ai prise dans cette affaire, j’ai cru hier rester absolument neutre. […] Aujourd’hui il ne me reste qu’à vous faire constater qu’ici comme à Ecuisses nous sommes échec et mat et que l’action politique que je pouvais sûrement exercer dans ces deux régions y sera complètement détruite.

Vous m’obligeriez en disant à M. le Préfet combien je suis touché par cet échec qui m’atteint au centre même du pays que j’habite, au milieu d’une population qui me connaît depuis mon enfance et  qui m’a toujours suivi aux urnes dans les moments difficiles. »

Le courrier adressé par le sous-préfet au préfet daté du 8 janvier 1889, d’une teneur comparable à celui de Dulac, souligne aussi l’enjeu politique du projet scolaire mis en échec à Genouilly, tout en stigmatisant l’excès et l’orgueil dont cet enjeu semble avoir été affecté :

« Je regrette vivement de ne pas avoir sous les yeux le rapport de M. Narjoux, ce qui me permettrait de connaître enfin les motifs qui ont fait écarter […] le premier projet dressé par M. Dulac. […] Le montant de la dépense et le choix de l’emplacement sont évidemment les deux seules causes de cet échec.

Au point de vue politique, […] c’est le triomphe de la coterie boulangiste-réactionnaire et un véritable échec pour le parti républicain qui semble, dans le projet condamné, n’avoir obéi […] qu’à un désir de lutte au lieu de s’inspirer des véritables intérêts de la commune. Dans un entretien particulier que j’ai eu avec M. Narjoux, celui-ci me disait d’un ton railleur : « Est-ce que votre prédécesseur n’a pas prétendu dans un rapport que la République serait perdue si le projet Dulac échouait ? »

Oui, il y a un véritable échec pour le parti républicain et un camouflet donné à l’administration préfectorale qui paraît, dans toute cette affaire, avoir fait acte de mauvaise administration en voulant obliger la commune de Genouilly à dépenser une somme considérable uniquement pour faire pièce à un parti politique. »

 

 

D. EPILOGUE

 

1. Les travaux communaux

 

Se conformant en tous points aux conclusions du rapport de l’architecte Narjoux, le conseil municipal, une nouvelle fois composé de 7 conseillers réunis sous la présidence de l’adjoint et en l’absence du maire, prit les décisions suivantes dans une délibération datée du 7 février 1889 :

1° La mairie-école ne sera pas construite sur le terrain acquis à cet effet qui sera rétrocédé. 2° La mairie-école en usage sera réparée selon le projet dressé par l’architecte Sire selon un devis de 12 600 F. 3° L’école de filles sera complétée : amélioration des abords et création d’une classe enfantine ; Sire est chargé d’en dresser le projet dont le devis ne doit pas excéder 7 400 F. 4° L’assemblée décide un emprunt de 20 000 F.

Conformément aux règlements administratifs, et sur l’insistance du sous-préfet, le conseil dut solliciter du maire la nomination officielle de l’architecte Sire ou la ratification de ce choix, «  au regard de l’utilité de hâter les travaux dont il s’agit dans l’intérêt des familles » (courrier du 31 mars 1889).

L’architecte Sire eut de son côté la délicatesse de consulter Dulac avant d’accepter de se charger du projet d’aménagement de l’école de filles (lettre du 12 février 1889). Dulac fit savoir qu’il ne faisait aucune réserve à ce sujet, mais ne put s’abstenir de remarques acerbes à l’égard de la municipalité, rappelant en outre que ses honoraires pour rédaction de projets restaient à ce jour impayés :

« Je ne veux avoir aucun rapport avec un conseil municipal dont la majorité m’a vilipendé, calomnié, et diffamé de la façon la plus grave sans aucun motif avouable. »

Les travaux d’appropriation de la mairie-école de garçons, qui ont donné à l’immeuble la physionomie qu’on lui connaît, ont été exécutés en 1890 sous la direction de Sire, par l’entrepreneur Berland, de Génélard, pour un coût de 13 077 F.

 

2. Le comité républicain

 

Malgré le « camouflet » reçu, selon l’expression du sous-préfet, le parti républicain ne s’avoua pas vaincu et prépara activement les élections législatives de 1889. La « bataille scolaire » de Genouilly à peine achevée, Dulac déclarait à un correspondant anonyme [minute non datée]:

« Boulangistes  et réactionnaires s’organisent activement dans toutes les communes et nous, nous restons spectateurs de leurs agissements sans rien faire. Quelques communes cependant sont à l’œuvre pour former des comités d’union et pour préparer la lutte.

Dimanche passé la commune de Genouilly a constitué un comité électoral ouvert à tous les républicains sans distinction de nuances, qui a réuni immédiatement un nombre considérable d’adhérents. Ce résultat est d’autant plus remarquable que la commune était profondément divisée et que la majorité du conseil municipal a été formée par surprise, avec l’alliance misérable, aux dernières élections, des intransigeants, des boulangistes et des monarchistes.

Le scrutin uninominal est très bien accueilli dans toute la région […] et nous donnera je l’espère des élections meilleures qu’on ne le suppose, […] mais il faudrait que les intransigeants des deux extrémités voulussent bien, sans renier leurs principes, si principes ils ont, fassent trêve d’injures et de sottises. Les républicains ont besoin de toutes leurs forces pour soutenir la rude épreuve qui va nous être livrée. Toutes les adhésions nous sont nécessaires aujourd’hui, depuis celle du centre gauche le plus pâle, jusqu’à celle de l’intransigeant le plus forcené.

Il est très fâcheux que nous n’ayons pas un journal qui se fasse l’interprète de la propagande de bon sens, de sagesse et d’impartialité qui devrait s’imposer à tous les républicains dans une lutte aussi grave. Mais toutes nos feuilles de choux continuent de discourir comme si nous étions absolument maîtres de la situation, comme si chacune des nuances de l’opinion qu’elles ont la prétention de représenter possédait la majorité. »

 

*

*   *

 

Le spectre de la division républicaine qui, avant la « crise boulangiste », affaiblissait les gouvernements contraints de recourir à des majorités de coalition sans véritable cohésion demeure toujours très présent, comme on le voit ici. Cependant, l’échec du boulangisme devait porter un coup sévère aux radicaux et aux conservateurs qui avaient commis l’imprudence de s’y rallier, et en quelque sorte stabiliser la république modérée, malgré l’avènement, dans la dernière décennie du siècle, d’une amorce de « socialisme parlementaire ».

En Saône-et-Loire, dans le sillage de Charles Boysset, Lucien Guillemaut, Ferdinand Sarrien, la gauche radicale semble durablement implantée, surtout dans les campagnes. De nombreux comités communaux (ou cantonaux) comme celui de Genouilly, seront renforcés par leur regroupement (1899) au sein d’une Fédération des comités républicains, démocrates, radicaux et socialistes de Saône-et-Loire.

Dulac est élu sénateur en 1892 sous l’étiquette de la « Gauche démocratique » contre le radical mâconnais Henri de Lacretelle. A son décès, Le Progrès de Saône-et-Loire du 22 octobre 1901 a rappelé les termes de la profession de foi du candidat :

« Le temps n'est plus aux discours académiques, aux chicanes d'écoles, de sectes ou d'églises. Le peuple s'instruit chaque jour davantage, il ne se paiera bientôt plus de mots sonores et creux, de théories nuageuses et surannées, de promesses irréalisables, il lui faut des actes et des faits, il lui faut des réformes pratiques, basées sur le respect absolu de la liberté individuelle, sur la justice partout et pour tous, sur la protection des déshérités.        

Les réformes politiques sont presque faites, mais nous restons en face des grands problèmes sociaux dont la solution s’imposera chaque jour davantage

       Donner tout son temps à la chose publique, s'efforcer de faire partout l'union des forces républicaines, ne jamais reculer, marcher sagement, fermement et toujours en avant, tels nous semblent être aujourd'hui les devoirs d’un sénateur, tel est le programme avec lequel nous nous présentons devant les électeurs sénatoriaux ».

« Ces sages et fermes paroles sont encore au cœur de tous les républicains et formeront le testament politique de cet honnête homme, qui honorait grandement la représentation de Saône-et-Loire. »

 

 

 

SOURCES

 

ARCHIVES DEPARTEMENTALES DE SAONE-ET-LOIRE.

1. Dossiers communaux : Genouilly : écoles communales : O 893.

2. Inspection académique : bâtiments scolaires : 3T 258. 

Archives communales en dépôt : Genouilly : registre des délibérations du conseil municipal 1882-1889 : EDEP 1944. 

 

ARCHIVES PRIVEES : FONDS DULAC. Nous remercions très chaleureusement Monsieur Jean Pirou, très attentif à la mémoire de son aïeul François Dulac, d’avoir appelé notre attention sur l’intérêt du dossier de Genouilly et autorisé sa publication partielle, après avoir mis à notre disposition les archives de l’architecte.  

 

DUBY G. (dir.) Histoire de la France. Les temps nouveaux. Larousse, 1972. [Dupeux G. La République en difficulté, p. 133-138].

 

GOUJON P. (dir.) La Saône-et-Loire de la préhistoire à nos jours. Bordessoules, 1992. [GOUJON P. et MASSARD. M. De 1850 à l’aube du XXe siècle. Des campagnes républicaines vite gagnées au radicalisme, p. 326-329].

 

 

 

                               

 

 

 

 

 

 

 

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